Je fais une minute de silence, je promets de lire à nouveau son retour au pays natal, je me souviens qu’il a quitté le PCF car Thorez ne voulais pas déstaliniser le parti, qui a enseigné Fanon et bien d'autres. En 1950, il écrit, par exemple,
Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore, qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation contre l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les arabes d'Algérie, les colonies de l'Inde et les nègres d'Afrique […]
En dehors le soleil se lève enfin, il fait chaud. Femmes, hommes de la Martinique bien habillés sont venus tôt au quartier est venue tôt.
J'habite la débâcle, dit le poète encore.